La Dinde (5 :09)
Mon premier
diaporama d’humour… !
Tout commença dans
une réunion de copains. Souvent dans ce genre de réunion on y trouve un
raconteur de blagues…Ce qui fut le cas ce soir là. Un copain doué dans ce genre
d’humour débitait sans arrêt des histoires plus drôle les unes que les autres,
avec « cerise sur le gâteau » l’accent adéquat !
Depuis un certain
temps, je possédais un texte humoristique, que j’avais déjà enregistré avec
plusieurs voix professionnelles et pourtant je n’étais pas convaincu, souvent
l’accent ne convenait pas bien avec le texte, enfin ne faisait pas rire. Et
voilà que cet « amateur » avait le don de faire rire avec un accent
des plus naturel ! Je lui demandai si cela l’intéressait d’enregistré pour un diaporama. Après quelques explications
concernant ce média, il me promit d’essayer et rendez vous fut pris pour un
enregistrement …qui se fit vous l’imaginer bien avec beaucoup de fou
rire…surtout que je lui faisais remplir un verre (d’eau) plusieurs fois pendant
l’enregistrement du texte, pour faire plus vrai !
Je tenais enfin le
bon bout, maintenant que la voix était enregistrée, il fallait
« l’habiller », mais comment ? Avec de la musique, des
bruitages ? A nouveau un temps de réflexions s’imposait. Un jour ma fille
me présenta une de ses amies, qui travaillait dans une radio et présentait
entre-autre la météo, sa voix me frappa, et tout de suite, me revint le texte
préalablement enregistré. Un scénario prit naissance dans ma tête, et devant
une feuille de papier j’entrepris d’écrire les grandes lignes de ce qui allait
plus tard s’appeler « La Dinde »
Quand l’idée et le
texte furent établis, je repris contact avec la jeune femme, en lui proposant le scénario établis ainsi que le texte déjà enregistré.
Avec son accord, et
un technicien complice, nous décidâmes d’enregistrer un soir dans un des
studios de cette radio commerciale. Premier problème, le soir convenu, nous
voilà au studio, et…pas de technicien ! Il avait oublié… !
Rendez vous pris
pour un autre soir, et là l’enregistrement pu se faire.
Second
problème ; il faut savoir qu’une radio commerciale oblige à garder sous
contrat l’exclusivité de la voix ainsi que le nom du présentateur (trice). Il nous fallut trouver un nom (presque) bidon pour
le générique.
Après cela, pour
suivre mon scénario, il me fallait du bruitage de rues, la porte de
l’établissement qui s’ouvre, d’ambiance
de salle de restaurant, et enfin bien sûr « un coup de feu » en
cuisine et de surcroît celle d’un grand restaurant !
Etant dans la
profession, je mis un jour en dessous d’une table de service (recouverte d’une
nappe) un enregistreur DAT et un micro dans le but d’enregistré l’ambiance de
salle…ce qui fut décevant, car le bruitage était sourd, bruyant, bref pas bon
du tout…Après cet échec, je du me rabattre sur un CD de bruitage, autant pour
l’ambiance de rue, que de salle. Par contre pour celle de cuisine, à ma
connaissance il n’existe rien. Ayant gardé des relations amicales dans le
métier (comme quoi tout peux servir…en diaporama) j’obtins l’autorisation de
prendre du son dans un grand restaurant de la capitale « l’Ecailler du
Palais Royal » excuser du peu ! Deux étoiles au Michelin, donc du
sérieux, pour un diaporama humoristique c’était un peu gros ! Il est vrai
que je n’ai pas dis que c’était pour ce genre de montage, et j’ai inventé une
histoire beaucoup plus sérieuse, de prise de son pour un concours de
« chasseurs de sons internationaux. Rendez vous prit pour un vendredi
soir. A l’heure convenue je me présente flanqué de mon DAT et du micro de
reportage Sennheiser 421, au chef de cuisine qui lui…
n’était pas au courant ! Heureusement le directeur de l’établissement
vient à mon secours et je suis invité à rester, très discret, dans un petit
coin de la cuisine pour faire mon enregistrement.
Après deux heures
d’enregistrement et de « coup de feu », satisfait de la prise de son,
je remercie et je quitte le restaurant, heureux d’avoir en boite « mon
ambiance » tant recherché !
Il me manquait
encore, le bruit des bouteilles cassées. Pour cela, je fis plusieurs enregistrement d’une poubelle remplies de bouteilles qu’on
déversait dans une autre. Après quelques essais j’obtins le bruit que je
recherchais.
Maintenant que
j’avais tout les éléments, il fallait faire le mixage de la voix et des
bruitages, ce qui demanda vous vous en doutez bien, encore beaucoup d’heures de
travail sur l’ordinateur ( et le programme Cool Edit
Pro). La bande-son enfin réalisée, je devais faire les dias…
D’abord
Bien j’avance, le
décor extérieur est planté, maintenant reste le décor intérieur!
Donner l’illusion d’une salle de
restaurant. Une chance mon lieu de travail convient bien à ces exercices.
Plusieurs essais sont nécessaires et pas mal de films ! Trouver le bon
éclairage (ambiant) les bons cadrages, les bons éléments susceptibles de servir
au montage. Une fois encore cela ne s’est pas fais en une fois, bien au
contraire !
Et puis la cuisine ! Elément
indispensable mais pas difficile à trouver, puisque là aussi c’est mon lieu de
travail. Avec l’aide d’un ami photographe, de son flash mètre et d’un flash
supplémentaire, j’entreprends un dimanche (jour de fermeture) de faire les
prise de vues dans la cuisine, tout en suivant le scénario issu du texte. Puis
reste bien sur les bouteilles, beaucoup de bouteilles de… whisky ! Un membre du personnel ayant un conjoint porter
sur la dite bouteille me propose de garder les vidanges. Alors comme au
théâtre, je remplis les bouteilles à différent niveau de …thé. Ce qui donne
l’illusion d’un excellent whisky !
Toutes les images
prises, reste à nouveau le lent et long chemin du montage. L’alchimie entre les
ombres et les lumières, qui définiront les fondus entre les images.
Comme à l’habitude
au club, il se fera à quatre projecteurs. A force de le fignoler, je ne ri
plus, et le doute s’installe…fera-t-il rire ou sourire où sera-t-il un
« flop » magistral ! C’est vrai qu’à force de travailler sur un
montage, je perds le sens de la critique positive et c’est là qu’intervient le regard et l’oreille de personnes
extérieures au projet réalisé.
Passé au Gala de
notre club, les échos sont favorables et les spectateurs rient…le paris est
réussi. Comme quoi même en humour il y a un début … à tout diaporama !
A+ si vous le
voulez bien.
Fiche technique : Texte ;
Anonyme
Voix ;
Catherine Laga & Léon Socivica
Musique ; Simon Staciu – Marielle Nordmann –
Pierre Lenert Synchronisation ; Bässgen – quatrix II – 4
projecteurs
Année de réalisation ; 2000
Envoyé à
Gérard Desroches pour « Vision » le 08.11.04
Envoyé à Stef Van Haute pour le « DCB » le 31.08.05